Bijoux et montres Gucci : l'esprit florentin
Fondée à Florence, en Italie, en 1921, Gucci compte parmi les plus grandes maisons de luxe au monde. Reconnaissable à son GG entrelacé et à son mors de cheval hérités de l'univers équestre, la Maison décline aujourd'hui ses codes dans la joaillerie et l'horlogerie. Sous la présidence de Francesca Bellettini et la direction artistique de Demna, elle continue de réinventer le luxe et la mode en célébrant la créativité, le savoir-faire italien et l'innovation. Gucci appartient au groupe international Kering.
L'héritage florentin d'une maison centenaire
L'histoire de Gucci commence en 1921, lorsque Guccio Gucci ouvre à Florence un atelier de maroquinerie et d'articles de voyage. De son passage au Savoy, à Londres, où il observait les bagages d'une clientèle fortunée, il garde le goût d'un raffinement discret qu'il marie au savoir-faire des artisans toscans. Les premières créations puisent dans l'univers équestre : il en retient le mors de cheval, promu au rang de motif, et la bande Web rayée, inspirée des sangles de selle. Le GG entrelacé, formé des initiales du fondateur, apparaît dès les années 1920 ; l'imprimé Flora, lui, est créé en 1966 pour la princesse Grace de Monaco. Autant de signes d'abord pensés pour le cuir, puis transposés dans la joaillerie et l'horlogerie.
Ce répertoire de symboles constitue le véritable héritage de la Maison : transmis et réinterprété saison après saison, il relie les archives aux collections actuelles. La même abeille, issue des dessins des années 1970, orne aujourd'hui le cadran d'une montre comme le métal d'un pendentif ; le mors de cheval se retrouve sur un jonc rigide ou une lunette. Gucci est la maison phare du groupe international Kering, qui réunit des maisons reconnues dans la mode, la maroquinerie, la joaillerie, la lunetterie et la beauté. Cet adossement à un grand groupe de luxe donne à la marque les moyens de façonner ses bijoux en Italie et ses montres en Suisse, tout en préservant la continuité d'un style forgé il y a plus d'un siècle.
Un savoir-faire partagé entre l'Italie et la Suisse
Côté joaillerie, Gucci revendique un ancrage italien. Ses bijoux sont façonnés en Italie, dans des métaux nobles qui vont de l'or 18 carats à l'argent massif, souvent traité dans une finition vieillie qui donne aux pièces leur caractère reconnaissable. Le dessin prime : plutôt que d'accumuler les pierres, la Maison sculpte le métal pour mettre en valeur ses motifs — le mors de cheval, le GG, la tête de lion ou le serpent Ouroboros. Les diamants et les pierres de couleur, lorsqu'ils interviennent, soulignent une ligne sans jamais la surcharger. De la bague au collier, chaque création prolonge dans le bijou le vocabulaire visuel né dans les ateliers florentins.
Côté horlogerie, les montres Gucci sont de fabrication suisse. La collection G-Timeless, la plus large, associe un verre saphir, des mouvements à quartz ou automatiques et des cadrans qui réinterprètent les emblèmes de la marque, de l'abeille aux étoiles en guise d'index. La Gucci Dive adopte un profil plus sportif, avec son boîtier d'acier, son cadran à index multiples, son verre saphir et une étanchéité de 200 mètres. La 25H, reconnaissable à son bracelet intégré à cinq maillons et à sa silhouette ultraplate de quelques millimètres d'épaisseur, illustre une approche plus contemporaine. D'une ligne à l'autre, l'exigence technique suisse sert un dessin où l'identité visuelle de la Maison demeure toujours lisible.
L'éclectisme érigé en style
L'esthétique de Gucci assume le mélange : références historiques et clins d'œil contemporains, codes maison et symboles empruntés à la nature ou au monde animal s'y répondent librement. En joaillerie, cette liberté se lit dans la variété des lignes — Link to Love et ses anneaux graphiques, Interlocking qui érige le double G en bijou, ou Horsebit qui transpose le mors de cheval en bracelets et en bagues. Du côté des montres, G-Timeless, Dive et 25H déclinent le même esprit, du cadran le plus sobre au plus orné. Cette diversité n'est jamais gratuite : chaque pièce demeure immédiatement identifiable comme une création de la Maison.
Au fond, Gucci envisage le bijou et la montre comme des objets de personnalité davantage que de simples ornements. Porter une de ses créations, c'est revendiquer une élégance qui ne craint pas l'audace, où l'on assume une référence, un symbole, une part de jeu. La Maison s'adresse à un goût affirmé, sensible à la fois à l'héritage d'une griffe centenaire et à sa relecture par chaque nouvelle direction artistique. Sous l'impulsion de Demna, ce dialogue entre mémoire et présent se poursuit, fidèle à une conviction simple : un accessoire de luxe doit raconter quelque chose de la personne qui le porte, et porter en lui l'empreinte d'une maison que l'on reconnaît au premier coup d'œil.